La
greffe du sinus maxillaire :
-Indication : quand la hauteur
de l’os sous le sinus est inférieure à 8 mm
-Evaluation : de l’espace interarcade.
-Examens pré-opératoires : la localisation précise les limites du sinus
maxillaire est primordiale.
Bilan
radiographique :
-La radiographie panoramique permet
de visualiser la position du plancher sinusien et ses parois antérieures
avec comme références, si elles existent, les dents résiduelles, en cas
d’édentement complet, seul le guide chirurgical comportant des repères radio-opaques
aidera à la localisation.
- L’examen scanner permet le dépistage d’une pathologie et la visualisation du sinus dans les trois plans de l’espace :
Axial : le volume sinusien est évalué ainsi que l’existence
de septa
Frontal : la largeur du sinus et la hauteur osseuse résiduelle
sont mesurées. Vérification de la perméabilité
du méat moyen
Sagittal : la présence de septa peut être aussi détectée
(fréquence au niveau des prémolaires).
Bilan
ORL :
Il sera demandé en cas de doute sur l’existence d’une pathologie sinusienne ou en cas d’antécédents ORL infectieux ou allergiques pouvant représenter une contre-indication temporaire et nécessiter un traitement spécialisé.
Technique
chirurgicale :
Elle est directement liée à la hauteur osseuse sous le sinus.
La technique de greffe et pose d’implants pendant la même
intervention est possible si la hauteur osseuse du plancher sinusien est
comprise entre 5 et 8 mm, et si la stabilité primaire des implants
est vérifiée, l’utilisation des facteurs de croissance
contenue dans le plasma sanguin du patient serait indiquée pour
améliorer les suites opératoires et raccourcir la durée
de cicatrisation. Les implants sont mis en fonction, six à
neuf mois plus tard
La technique en deux étapes :
Elle est indiquée quand la hauteur osseuse du plancher sinusien
est inférieure à 5 mm et la stabilité primaire des
implants serait compromise. La première étape consiste à
l’intervention pour la greffe. Délai d’attente : période de
cicatrisation de 6 mois
La deuxième étape après contrôle consiste à
l’intervention d’ancrage des implants.
Délai d’attente : période 6 mois pour l’ostéointégration
des implants
Une fois les 6 mois écoulés, l’intervention mineure
(petites incisions) pour la mise en fonction des implants et entreprendre
la réalisation protlétique.
Le greffon, en quoi consiste-t-il
? - Prélèvement sanguin - Centrifugation pour
extraire le plasma riche en plaquettes de facteurs de croissance
(c’est le coagulum).
- Prélèvement de petits greffons d’os du patient de la région tubérositaire.
- Procéder au forage de préparation des logements implantaires.
- Récupération de toutes les particules d’os.
- Préparer la quantité de Bio-Oss nécessaire.
- Broyer les particules d’os et mélanger l’ensemble des examens.- Le mélange ainsi obtenu est présenté puis foulé et compacté.
Résultats
:
D’après la littérature scientifique relatant une étude
rétrospective rapporte que le taux de survie des implants est de
96,8% pour les sinus greffés avec le Bio-Oss.
Les implants à surface usinée et les implants cylindriques
présentaient un taux de survie supérieur à celui
des implants à vis.
Complications
:
Du fait de la forme granuleuse du matériau ((Bio-Oss), on peut
assister, en cas de saignement post-opératoire important, à
une perte de granules, ce qui entraîne l’apparition de zones
de moindre densité au sein des greffons.
Conclusion
:
L’utilisation de ce type de matériau, en particulier dans
les greffes du sinus avec un taux de survie des implants à long
terme en tout point comparable à celui obtenu avec l’os autogène,
ceci en raison de sa propriété ostéoconductrice.